Presse économique et financière: l’Afrique a tenu son premier forum

Presse économique et financière: l’Afrique a tenu son premier forum

Sensibiliser les journalistes sur les enjeux économiques et financiers en Afrique, défis de premier plan pour l’avenir du continent. Tel a été l’objectif de la première édition du Forum africain de la presse économique et financière (FAPEF). Il a eu lieu les 25 et 26 mars 2021 à Abidjan.

Ce forum placé sous le parrainage du ministre ivoirien de l’Economie et des Finances, Adama Coulibaly, s’est tenu du fait de la situation sanitaire mondiale en un format hybride, en présentiel et par visio-conférence. Il s’est déroulé autour du thème : « Le journalisme économique et financier au service du développement ».

Représentant le ministre de l’Economie et Finances, Vassogo Bamba, Directeur de Cabinet dudit ministère, a délivré le message du ministre. Il a d’emblée, interpellé sur les caractéristiques que doit avoir l’information économique et financière.  « Elle doit incarner des valeurs d’utilité et d’efficacité pour la réflexion et l’action », a-t-il dit. Selon lui, cette plateforme du FAFPEF est une occasion de réaffirmer, si besoin en était, son engagement (celui de son ministère de tutelle, ndlr), pour amplifier sa communication sur l’économie. Mais aussi, aider au renforcement des capacités des médias. Après avoir invité les promoteurs à pérenniser ce rendez-vous, il a déclaré ouvert, au nom du ministre Adama Coulibaly, le FAPEF 2021.

Un état des lieux « désastreux »

Prenant la parole au cours de cette cérémonie d’ouverture, Michel Russell Lohoré, président-fondateur du FAPEF a indiqué que le FAPEF est un évènement africain qui vise à promouvoir le journalisme de développement dans toute l’Afrique. S’exprimant sur l’état des lieux de la presse économique et financière en Afrique, Lohoré a dépeint la situation telle que désastreuse.  « L’état de la presse économique et financière en Afrique est désastreux. Notre pays regorge en majeure partie d’organe politique. Il va falloir repenser les choses très rapidement parce que la Côte d’Ivoire, moteur de la sous-région, ne peut pas se contenter tous les matins de politique, quelque fois de rumeurs », a-t-il dit. Et d’ajouter qu’Il faut plancher sur les thématiques économiques, sociales, financières et budgétaires.« C’est ce qui fait avancer un pays », a-t-il martelé.

Durant deux jours, journalistes, aspirants au métier de journaliste, et acteurs d’institutions économiques privées et publiques, de plusieurs pays, ont pris part à des conférences et panels. Des formateurs et experts issus des institutions que sont : la BOAD, la BCEAO, la BADEA, la CEA, Africa 50, la BRVM ; des Professeurs d’Universités, des professionnels de médias et journalistes ont animé ces deux jours de formation et d’échanges.

Le FAPEF s’est refermé avec la remise de prix spéciaux à des figures de la presse et aux partenaires pour leur soutien au développement de la presse économique. Il est attendu des journalistes, une contribution et une participation  active et positive à une plus large diffusion de l’information économique et financière. Egalement des publications faciles à comprendre pour les populations et une contribution à l’essor économique de l’Afrique.

Adama Balogoun

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